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Animée par l'essence suprême...

         Les astres étaient en bonne position. Les deux déesses prêtes à officier. La grande cérémonie allait donc avoir lieu. D’autres personnes étaient présentes, adeptes du culte Atsérian ou encore initiées comme le fut Lucien et ayant prêté serment de discrétion, qui avaient été autorisées à pénétrer en même temps que lui dans le monde paradoxal. Elles s’étaient respectivement positionnées debout, par petits groupes, sur les cinq dalles. L'on prenait garde à ne pas gêner les préparatifs augurant d'un bon déroulement. Pour accéder chacun à sa place, l’on avait dû progresser prudemment, en file indienne. Plus loin, un Observateur Astronome, se trouvait à occuper un lieu bien précis. L’endroit qui est surélevé s'atteignait par un sentier sacramentel. L'on pouvait le situer au nord magnétique, par rapport au centre du site. Sur un acquiescement de lui, Habygâ avait pris sa place au sommet d’un autre tertre. Celui-là était au sud: faisant directement face à l'étrange colonne couverte d’inscription et plantée comme un if au beau milieu du sanctuaire, et donc à près de cent cinquante mètres de la blonde Déesse-Prêtresse...

Au moment où le signe attendu du grand observateur astronome s'était montré favorable, l'on pu voir en contrebas, assis dans les gradins de pierre, les membres confirmés de la confrérie qui faisaient déjà preuve d’une belle intensité de méditation et de fusionnement de pensée. Pour la décupler encore, ils entonnèrent des chants vibratoires. Non loin, car devant eux, Maria-Luce qui se tenait en bas près de la colonne, alors que Lucien et Maria lui faisaient face, posa respectivement sa main droite sur l’épaule droite du poète, et sa main gauche sur l’épaule gauche de sa sœur Maria. À la manière d'un adoubement. Mais sans qu'il soit question d'équipement ni d'arme.

Déjà le cercle d’or vibrait au sommet de la colonne. Le phénomène valait pour acte annonciateur. Il s'exprimerait bientôt sous l'aspect d'une lumière très blanche. Et cela irait crescendo. Jusqu’à obtenir l’éblouissement supra-aurique.

Tout semblait de bon augure pour accéder à la réussite. Le regard pers de la grande prêtresse Habygâ semblait capable de percer l'azur jusqu’à l’éther. Elle avait les bras levés vers des cieux. Elle se tenait offerte: mains ouvertes, paumes tournées vers le ciel, les doigts faisant réceptacle pour en recueillir l’énergie spirituelle.

Quand ses pieds nus quittèrent doucement le sol, l’on put voir le corps d'Habygâ monter vers l’azur. Alors, par des gestes, elle mima le dessin de la grande spirale. Celui représentant notre bel univers galactique… en faisant cela elle prononçait des formules étranges. Avec ses longs cheveux blonds et sa silhouette divine, on pouvait clairement penser qu’elle apparaissait tel un ange capable de s’élever à la verticale, sans avoir besoin d'ailes... être de lumière, dont l’esprit très pur, est animé par l’essence suprême…

 

 



03/12/2017
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