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D'aspect doré mais verdâtre...

     La sphère des « Quatre de Lumière » traversait à présent un ciel criblé d’étoiles bleues-noir. Cela donnait l’impression que l’univers entier des ténèbres s’était soudain mis à découvert, tant ce qui se voyait mentait ce qui se prétendait de mémoire terrienne. Il ne faisait alors aucun doute que le dieu Gduisgraïl avait su émailler le décor de son royaume, tout en le pourvoyant d'une lumière bien étrange. L’ensemble faisant penser à un immense tissu de soirée que l'on aurait couvert de paillettes artificielles…

La signature du passeur Pfelproton qui est potentiellement dépendant de son frère Gduisgraïl ne fut qu’une formalité. Elle s’était finalement obtenue à l’issue d’une simple réunion diplomatique; puis il avait ouvert un autre vortex, celui-là permettait au groupe de se rendre directement chez Gduisgraïl, via l’intérieur d’une sorte de vaste cône entonnoir de matière Noire, qui allait en s’amenuisant.

Lorsqu’enfin il n’y eut plus qu’un seul soleil devant lui, l’engin vivant réduisit lui-même sa vitesse. Puis il commença de graviter autour de l’astre en adaptant sa position, agissant de manière à se trouver ensuite propulsé puis installé, tel un satellite, au plus proche de la planète tellurique de taille très modeste qu'il visait, dont l'aspect, à la fois doré et verdâtre, faisait penser à une gigantesque boule de cuivre qui serait bosselée et oxydée par endroits. Et puis il y eut une sorte de déclic quand la sphère ajusta précisément sa course à la vitesse de rotation, afin de descendre ensuite verticalement vers le sol, à la manière d’une cabine d’ascenseur. Et elle finit par se poser en douceur, sur le pas d’un jardin très bleu, dont les gigantesques fleurs rectangulaires, au port de tournesol, ressemblaient à autant de portes d'entrée qui seraient animées.

Vous êtes arrivés, fit une voix féminine qui se voulait aussi affirmative que le transducteur électroacoustique d'un système de géolocalisation lambda.

Ce fut sans montrer la moindre hésitation qu'Erzeré-Gabryel était sorti le premier de la sphère.

Bonjour monsieur l’ambassadeur, lui adressa aussitôt l’une des portes-fleur!

Et puis elle ouvrit grand ses somptueux pétales, pour mieux proposer au dieu photon de pénétrer son cœur paré d’or, juste avant de lui substituer l’entrée véritable qui fut soudain révélée par l'effacement du subtil camouflage qui masquait en fait l'un de ses couloirs du temps dont les êtres spirituels, tels que le dieu Erzeré-Gabryel, et ses proches l’accompagnant connaissent, ou en subodorent généralement l’existence.

À peine le dieu photon fut-il entré le premier, qu’apparut une étrange créature de type homo, mais à la tête triangulaire, et aux yeux surmontés d'arcades prononcées. L'être présentait un corps bedonnant. Il était nanti d’une peau verte qui se confondait dans un vêtement collant de la même couleur. Il s’inclina devant Erzeré-Gabryel, et lorsque les trois autres les eurent rejoints, il leur fit signe de le suivre au travers d’un dédale inextricable, car constamment entrecoupé d’autres corridors qu’il fallait emprunter en bifurquant tantôt à droite, tantôt à gauche, ou bien en montant ou descendant ici un escalier mécanique, ou encore là, en faisant usage cette fois d'un trottoir mobile.

Ma parole, ne put s’empêcher de commenter Morganie, l’on se croirait dans des couloirs conduisant à une sorte de transport métropolitain!

Vous êtes arrivés, fit un autre pseudo GPS probablement camouflé au-dessus d'eux.

Au même instant, leur guide sembla se volatiliser! Tandis qu’une porte, qu’ils n’avaient pas remarquée, s’ouvrait subrepticement dans le mur métallique situé immédiatement à leur gauche.

Veuillez entrer, je vous prie, invita cette fois le dieu Gduisgraïl.

Il les attendait confortablement assis sur un coussin d’air. Puis il leur désigna un alignement des mènes étonnants sièges véhicules uniquement constitués d'air, dont la concentration non liquide, semblait avoir été parfaitement maîtrisée sans avoir besoin de la moindre enveloppe pour l'empêcher de s'éparpiller. De fait ces étrangetés qui se présumaient davantage qu'à se voir, les attendaient pour les conduire jusqu'à une autre destination. Alors ils s’installèrent plus par jeu que par nécessité, puisque déjà capables de se déplacer par le simple commandement qu’ils avaient pour habitude d’adresser à leur corps de matière, dans ce genre de cas particulier, et qu’ils savaient aisément fusible, molécule par molécule, pour simplement avancer, ou encore atome par atome, pour s'auto-transporter immédiatement, vers un endroit proche du cosmos qu'ils devaient d'abord visionner mentalement. Et même que cela se pouvait encore plus loin, par fission nucléaire, pour un dieu photon...

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31/01/2018
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