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Une immense forêt environnante.

  Tandis que le bruit rassurant que faisaient auparavant les vagues marines s’estompait en emportant loin la suavité de leurs odeurs caressantes, le décor se transformait peu à peu devant leurs yeux restés ouverts... L'Ange dieu et la déesse s’y incorporaient doucement... Un peu comme se réalise le fondu enchainé d’une image virtuelle dans un jeu fantastique.

 

– Les voilà!

– Ils arrivent!

– Voici des siècles que nous les attendions!

 

   Au début, seules quelques bribes vaguement audibles de ces paroles, prononcées depuis l'au-delà, parvenaient finalement à l'ouïe pourtant sensible du couple dieu. De surcroit, il leur avait semblé que leur expression linguistique était incohérente. Et puis cela s'était précisé très progressivement. Mais en s'avérant toujours par une sorte de rumeur bizarre car les voix qui chuchotaient utilisaient des ondes radio à diffusion magnétique de fréquence et de tonalité basses. Cela provenait certainement d’une multitude d’esprits…

 

Plus rien ne subsistait à présent de la douce image de la mer, ni même du sable blanc de la crique. Sinon qu’une impression qui était cette fois devenue plus mentale que rétinienne, car mémorielle. Mais elle restait assortie du doux et chaud baiser partagé entre deux amoureux. Pourtant, c’était toujours le même soleil amical et tiède qui les éclairait en même temps qu'il chauffait idéalement l'air d'un endroit à présent suavement embaumé des mille parfums floraux d'orchidées. Le tout émanant d'une vallée, aussi étrange de paysage, que couverte de plantes diverses et luxuriantes.

 

Cela semblait exubérer dans un véritable foisonnement de jungle. Sans avoir à lever les yeux, on appercevait un ciel bleu-mauve, dans lequel naviguaient de rares nuages. L'on pouvait imaginer qu'il s'agissait des cygnes majestueux, dont le plumage se montrait d'une blancheur immaculée. Ils se présentaient ainsi comme pour accentuer la vision mêlée d’un grand champ. Lui-même se présentait légèrement ourlé de riches tons mordorés. Les contrastes s’obtenaient très joliment dans une lumière rose tamisée par l'intermittence des dégradés. Ils se mariaient intimement à des verts jaune chlorophylliens, dont la douce extravagante naturalisait à souhait les essences d'une immense forêt environnante.

 



07/04/2017
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