le-pelleteur-de-nuages.blog4ever.com

le-pelleteur-de-nuages

Une sorte de pouvoir gentilment cabalistique...

      Ce que semblait avoir oublié le poète, qui pourtant vivait des images flashes plus ou moins nourries comme ce fut le cas ce jour où l'espace d'une seconde, il vit de la végétation sur l’île de la Grenouillère... c'est qu'il vivait effectivement dans une zone naturelle immuable dont faisait partie la caverne. Cela se trouvait autrement préservé que ce qu’il s’en voyait d’un simple regard purement humain, car bien à l'abri de la folie des hommes, puisque persistant dans une dimension hors du temps et des savants calculs... C’était même là Qu’existait même une forêt abondante et luxuriante! Il y vivait aussi tout un peuple féerique, dont il connaît Japiary le Pillywiggin, et l’ondine du lac, ainsi que la fée Marie!... Mais il ignorait cependant que sa mère avait bel et bien effacé tous ces souvenirs de son action passée, qui néanmoins tentaient de ressurgir… Car quoiqu'il fût invisible pour qui ne sait le percevoir à l’aide d’un sixième sens, c’est pourtant bien d'un monde "réel" qu'il s'agit. Quand bien sa géométrie semi-abstraite serait variable! Pour preuve: ces échantillons qu'il obtenait dans ses parcelles expérimentales qui en fait constituaient de petites lucarnes s’ouvrant sur lui… Cependant que la science de l’homme n’en était pas le véritable sésame, mais plutôt l'expression d'une faculté étrange que lui avait transmise sa mère. Une sorte de pouvoir gentiment cabalistique, sans pour autant être obscur, car conjointement développé par son essence paternelle, et décuplée par le secret soutien de Belzéé ! Cela rendait notre jeune poète ouvert à toute suggestion, même non vérifiable. Faisant de Lucien l'héritier naturel, autant que spirituel, d'un bagage qui devait-être déjà suffisamment mystique pour qu'il puisse développer en lui une foi intense, une notion étrange, joliment perceptive, et certainement exaltée par des visions paranormales. Le tout l’entraînant loin du moindre doute qui serait illusoire... Partout où il allait hors de la bulle (c'est ainsi qu'il nommait à présent la ville) le poète Lucien ne trouvait guère dans son présent que de la morte nature terminant son pourrissement. Partout sur la planète, des forêts entières se mourraient. Les lacs: autrefois sources de joie naturelle, se transformaient l'un après l'autre en d'ignobles marécages remplis de lises sournoises. C'est donc que tout ce qui entourait les oasis humaines que l'on avait créées en catastrophe, ne serait bientôt plus que des terres stériles si personne n'y changeait rien. Même le rideau de lierre qui masquait autrefois l’entrée de la grotte qu’avait aménagée Lucien, n’était plus qu'une pauvre retombée de lianes sans feuille, car en décrépitude si violente de déchéance, qu’on pouvait les confondre de nuit à de fins tentacules surnaturels en proie au démonisme. D’ailleurs, le peu d’insectes qui tentaient de survivre par ici comme ailleurs allait probablement disparaître aussi... Et dire qu'autrefois, du temps d’Ardwina la chasseresse ardennaise, ses disciples et autres druidesses œuvraient à maintenir le sacré de la nature. Elles en faisaient même leur credo! Mais qui donc aujourd’hui: 27 juillet 2153 s’en souciait encore ? Sinon qu’un humble poète, délicieusement Pelleteur de ses propres Nues, et de surcroît: jardinier de l'impossible à ses heures !...

 



11/10/2017
9 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 27 autres membres