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Au centre d'un lieu mythique...

 

      Lunion d’un simple Poète et d’une presque Fée de la Forêt eut lieu par une belle journée d'une saison intemporelle... Habygâ et Maria-Luce avaient ouvert une porte donnant directement accès au monde parallèle de la planète Terre. Elles y avaient conduit Maria et Lucien, afin qu’ils accèdent jusqu'au pied de la colonne sacrée. Et le site secret leur avait montré les gradins de granit qui avaient été installés durant l’ère précédente en suivant les instructions des druides, et malgré les dévastations résultant autant de la modernisation que des guerres humaines, ils garnissaient encore le site de leur architecture semi-circulaire indélébile, tandis que leur faisant face, complétant par leur présence le tracé figuré d'un cercle complet, le sol de ce domaine hautement sacré restait marqué à jamais par ses cinq lourdes dalles de pierre bleue. Lesquelles avaient été taillées de manière à paraître sous forme de segments rectangulaires légèrement arqués. Probablement était-ce pour « pointiller » le sanctuaire d'un cercle protecteur virtuel sans rien briser de sa courbe régulière. Elles se trouvaient littéralement enchâssées au ras de terre. Leur affleurement marquant sur le sol cinq zones auto protégées par les bonnes fées. De surcroît, des dieux les avaient rendues indéracinables autant qu’indétectables par les générations humaines actuelles et futures.

Au centre du lieu mythique, faisant face aux gradins, trônait la colonne sur laquelle, en initiée, Habygâ savait déchiffrer et expliquer les termes d'une étrange écriture. Cela représentait un texte divin incrusté. Elle révela à Lucien et Maria qu’il existait un lien mystérieux d’énergie intelligente s’adressant par moitié à la Lune noire, et pour le reste à la pleine lune lorsqu’on le sollicitait. L'ensemble colonne et pierres sacrées devant assurer pour les siècles passés et à venir, la transcendance figée d'un tout qui pouvait se considérer pour être plus mystique que vraiment religieux.

Sur le dessus de la colonne, à la différence des cérémonies destinées à produire les trois éléments, pour la nouvelle circonstance, on avait disposé quelques pierres gorgées de magnétite dans le lourd réceptacle de porphyre vert antique ourlé d'or fin. Ces cristaux de grande pureté dataient des origines de la terre. Selon ce qui était écrit sur la colonne, ils contenaient des germes de vie qui restaient indispensables à favoriser un nouveau départ naturel... Ce réceptacle, par son orifice central, jouait le rôle de premier communicant pour trois autres. Lesquels se situant réciproquement à différents niveaux inférieurs: ils se trouvaient en correspondance avec le réceptacle par le biais de circuits complexes présents dans la masse de la colonne. D'autres récepteurs étaient reliés par trois fins canaux. Ceux-là plus directs, étaient destinés, toujours selon ce qui est gravé sur la colonne, à collecter la coulée alchimique. Laquelle devait ainsi se trouver judicieusement séparée pour que s’obtint, par l’acte divin, des produits différents que l'on récoltait en bas dans des creusets spécifiques amovibles…

Sauf que pour cette fois, Lucien qui devait agir selon les conseils de Maria-Luce, y avait délicatement installé trois échantillons de terre qu’il avait prélevés de ses mini-jardins d’expérimentation.

 

 L’ensemble du site se présentait donc comme un très modeste amphithéâtre de pierre. Son centre était occupé par la colonne ainsi nantie de son précieux dispositif de récepteur et collecteurs. Bien qu'elle resta invisible à l'œil humain. Sinon que dans leur monde, ele se voyait sous l'apparence de l'oubli. Lequel était représenté pour eux par ce qu'il restait d'un tronc vertical pétrifié et tout couvert de lierre…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



01/12/2017
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