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RECUEIL DE POEMES (en tous genres)


Coquin de Sort.

J’aimerais embrasser son visage d’errance:

Mais l'ingrate à des dons de fugace apparence…

Quand s’enfuit au matin une image fugace:

Sa rencontre de nuit me chamboule et m’agace.

La peur dépose un voile noir sur nos fronts moites.

Mais l’éveil éconduira tôt la scélérate!…

Les sentiments qui nous rejettent trop souvent,

Sont fautes de nous qu’il nous faut souffrir vraiment;


L'émergence du début vaut-elle demain?

Quand la fin qui s'ensuit n'a plus rien de l'humain…

Si tout reste froid: que voulez- vous que l’on cueille!

L’esprit du linceul s'égare s'il perd son deuil.

Comment vivre effectif sans songe collectif;

Sans temps paradoxal c’est mensonge fictif…

On accepte pour échec l’aléa de vie:

Se disant à quoi bon puisque tout se périt…

Alors que ça reste l’affaire à découvrir:

En nous : verrions-nous le lot sans rien concourir?

S’il en est qui font acte d’amour à nos yeux,

D’autres sont vulnérables autant qu'à nos dieux.

Notre ciel étoilé est voûté pour la vie :

Quel que soit le chemin, avançons dans la nuit…

Notre bonheur est mythe en nos raisons mystiques?

Sa doctrine est idée oraison qu’elle explique…

L’acte souscrit suspicieux persiste en signe

Dévoyé qui voile ou viole entre mes lignes.

Tandis qu'enrubanné gît mon roman gris-noir,

Son marque-page floue l'air qui ment au grimoire…

N'effaçant pour autant ce repère alangui :

Mes mots ennemis s'embrasseront sous le gui!

Ils feront ruban signet d’amour entre sages,

Au livre des dieux pages et entre deux âges…



Que l'humain initié mentira encore…



Pour conjurer l'image d'un Coquin de sort!

 

RHD

 


05/06/2018
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Equilibre instable



Histoire de pomme ou divine incarnation...

L'humain n'est guère que parfaite imperfection.

Est-il venu de l’Univers… Le corps pour matière?

L'Esprit issu d'un plus Grand..., est-il fait de poussière?…

Et si la mort le détruit: sert-elle un anathème?

Processus de raison… Élévation suprême?

Si fondement manichéiste fait abandon:

Le tout est matériel: pour la bonne raison.

 

*

 

Par la philosophie de son concept dogmatique,

Le Mythe fondateur de Manès en est drastique!

Toute violence énergétique entre entités

Fait sciences opposées en leur monde d’idées.

Satan, Prince des Ténèbres est damnation.

Dieu Gouverneur de lumière est résurrection...

Ce qui est mauvais est l'ivraie de toute évidence,

Quand ce qui est bon est délivré de l'alternance.

 

*

 

Ce qui caractérise absolue division,

Fuit à l’antérieur au moment de l'union:

Aucun des deux ne pourra plus l’autre anéantir,

Le monde ultérieur étant parfait sans désir…

Mais le pacte signé par ces deux-là est instable;

Leur mélange improbable en serait-il le coupable?

Aujourd’hui les Entités vivent en d’autres cercles…

Le temps du médian n’est pas l’ère de leur siècle!

 

*

L’âge polaire des chaleurs humaines avance,

Mais la rage éclaire de sombres intolérances.

Quand l’homme primordial redevient animal,

Idéal est défunt? Vive le paranormal!

Visionnaire qui s’étiole est sans étoile:

Si le peintre ordinaire n'y voit plus dans sa toile!

Point l’Artiste sans foi ne saurait sur son métier,

Tisser cent fois la trame de notre impiété!

 

*

 

Quand Satan en jouit jusqu'à l'empreindre de mal,

L’âme humaine se perd sans atteindre l’idéal.

Alors, une main bleue fouillera dans ses entrailles.

Pour s’offrir la matière afin d'autres épousailles:

La peste se mariant au Prince des ténèbres!

Sur Terre: plus que ruines, que runes funèbres!

Et comme pour Mars la froide oubliée dans les cieux

L’homme tuera ses aïeux et mourra sans dieux.

RHD


30/05/2018
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Mirage...

Mirage et poussière
En mer de tranquillité
Séléné se baigne


30/05/2018
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Les vieux amants

Sur un banc se sont assis deux enfants,
Serrés l’un contre l’autre et regardant,
À l’ombre bleue de leurs nuits la lumière,
Reflétée par l’astre gris sur la terre.

Deux corps confondus, deux cœurs sans dénis.
La vie et le hasard les ont unis…
Dans l’espace-fruit du temps de la lune:
Qui rend glamour ce que l’un fait à l’une. 

Quand deux regards se rejoignent aux cieux
Illuminant ceux-là d’Azur blanc bleu.
La force d’amour, les rend merveilleux...

Mais le monde autour est plein d’aléas.
Et tourne l'horlogerie d’ici-bas:
Faisant du temps que les astres n’ont pas...

 

RHD

 


20/05/2018
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L'Entité

 

Inanna, fille d’Ishkur, serait à la fois Déesse de l’étoile Vénus et titulaire d’Uruk... Lorsqu’on compare le sentiment d’amour à pareille image, cela parfois « donne des ailes » et même faire que le rêve nous peut rendre sublimes…Là-haut!

 

 

Pour l’esprit révolté, en tableau triomphant:

Tout espoir méprisé fait songe délirant.

Quand toute difficulté deviendra chimère:

En tuant tes ennuis, tu quitteras la terre.

 

Et pour l’amour du ciel, glisseras survolant

De bien sublimes jours, en leurs commencements…

Nous sommes des amants sacrilèges des sens,

Des anges vétérans, pour Elfes indécents.

 

Jusqu’au septième miel, faisant l’amour aux nues:

Dumuzi emporte d'Inanna le corps nu,

De pauvre berger il s'élève en magnifique,

Et voit que son beau rêve n’est plus utopique.

 

Superbe volupté dans son ébat charnel,

Loin des villes enchâssées: Uruk est au ciel!

Les voici parvenus à touche-firmament...

 

Mais le vide les tue, car dans un foudroiement,

Reviennent vers Gaïa, refoulés par l’éther…

Tel un astre au couchant… s'enfonçant dans la mer.

 

 

 

 

RHD

 


13/05/2018
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SLAM: La Dame Faite D'Eau

 

Le contexte : pour se faire pardonner sa morosité, un poète improvise quelques vers sans trop se soucier de leur métrique:

A voir tant d'assurance, lorsque femme veut,
Quand deux verts yeux attisent l'âme Dieu,
Bien difficile, il est d'en rejeter le vœu…
Car à fuir, Dames, vos regards archangéliques,
Plongeant dans le mien fragile car apostolique,
Si trop fatigable je suis en ce monde bordélique:
De mes prés -jugements je fais l'apostasie,
Puis de vos idées, admettant l'apologie.
J’oublieen cet instant de vie ma nostalgie.
Foin de pessimisme et ne craignons la ronce!
Plus rien d'ornière ni de lise qui enfonce.
Allez les filles, j'abjure... Et puis je fonce !

 

Deux amies, superbement complices, lui font la réplique:

Décidément si venant de nous quelque chose,
Peut mieux te faire poétiser la vie en prose,
Si d'une idée, d'une doctrine, tu abjures,
Ce n'est certes pas de ta foi en l'écriture...

 

Alors, ils se mettent tous les trois à rire d’un bon cœur, tandis que, tapi dans l'ombre, l'esprit d'une entité bleue, prenant plaisir à les voir, ne put s'empêcher d'ajouter en secret:

Sur des flots bleus de nuit s’avançait une femme,
Venue de l’onde, pour consoler ton cœur chagrin.
Mais comme un rêve s’éteint, la belle dame,
Disparut au petit-matin...

 

Dehors, au bord d'un lac, le gai clapotis se tait. Ceci peut-être, afin de mieux entendre le silence. C'est alors que d'autres paroles, émanèrent de l'esprit grand ouvert d'une fée au cœur agnostique :

Issue des flots couleur ciel,
Je suis la Dame faite d'eau…
De par des mots couleur miel:
Suis théâtre de Feydeau.

RHD

 


08/05/2018
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Parabole.

De ceux dont je parle, s'il ne reste que propos,

C’est que leurs ossements sont redevenus poussière;

Mais il est qu’à notre temps s’écrivent encore les mots

Offerts par une Femme d'école légendaire...

 

Car si notre cœur s’irise philosophique:

De métaphysique élaboration de par lui,

L’être bon reconduira l’ami sympathique

En lui offrant des paraboles étoilées de nuit.

 

Et plutôt que d’ordalies fort moyenâgeuses,

S’il est de fuir un monde éphémère passager:

De toute chose visible et non vertueuse,

N’est rien que vent qui court à sa fin sans présager.

 

Le Magistère suprême regarde la terre

Mais il n’y voit bien trop clair que légats de Satan...

Ô sages et vénérables preux : pourquoi cette guerre?

Ces royaumes combattants, édifiés décadents!

 

N’est-il de force, en l’ascétisme spirituel

Qui puisse en perfectionnement rendre la raison?

N’est-il donc rien, pour contrer l’anathème éternel?

Emportant haut sur le vent les nuées d’horizons.

 

Le sombre ne se peut connaître s’il s’élève,

Obnubilé par des fortunes qui se défont.

Le supérieur a l’apparence du sot qui rêve,

Il n’est que plénitude intérieure de chiffons!

 

RHD

 


06/05/2018
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Parabole.

De ceux dont je parle, s'il ne reste que propos,
C’est que leurs ossements sont redevenus poussière;
Mais il est qu’à notre temps s’écrivent encore les mots
Offerts par une Femme d'école légendaire...

Car si notre cœur s’irise philosophique:
De métaphysique élaboration de par lui,
L’être bon reconduira l’ami sympathique
En lui offrant des paraboles étoilées de nuit.

Et plutôt que d’ordalies fort moyenâgeuses,
S’il est de fuir un monde éphémère passager:
De toute chose visible et non vertueuse,
N’est rien que vent qui court à sa fin sans présager.

Le Magistère suprême regarde la terre,
Mais il n’y voit bien trop clair que légats de Satan...
Ô sages et vénérables preux : pourquoi cette guerre?
Ces royaumes combattants, édifiés décadents!

N’est-il de force, en l’ascétisme spirituel,
Qui puisse en perfectionnement rendre la raison?
N’est-il donc rien, pour contrer l’anathème éternel?
Emportant haut sur le vent les nuées d’horizons.

Le sombre ne se peut connaître s’il s’élève,
Obnubilé par des fortunes qui se défont.
Le supérieur a l’apparence du sot qui rêve,
Il n’est que plénitude intérieure de chiffons!

 

RHD

 


06/05/2018
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Aventureuse Providence?

La métaphysique du philosophe né,
Fait principe commun pour l’être qui le sait.
Mais l’homme yang serait-il un élément contraire?…
Symbolisme du désir qui brûle la terre.
L’obscurantisme est dans l’œuf non encore éclos;
L’enfançon qui ne parle est dieu en ciel falot.
Si l’art de vivre connaît des joies négatives,
L’homme sans apprêt est duplicité active.
Mais s’il contrôle ses égoïstes désirs,
Il pourra vivre bien sans soucis d’être pire.
Ainsi, dans sa quête de l’immortalité,
L'homme "près du ciel" saura voir la vérité.
C'est par restitution des énergies pures
De l’enfance, et puis jusqu’à l’être qui perdure,
Qu’adulte il s’est rassasié durant mille ans,
Des choses de la terre, et d’un monde ascendant.

Alors peut-être que:

Empruntant le grand escalier qui mène à eux
Par nuée, l'on parviendra aux séjours des cieux.

 

RHD

 


05/05/2018
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Une Clarté Généreuse.

Sont-ce des transporteurs, des serviteurs?

L'image pénètre l'explorateur...

Celui-là sait comment voir d’autres portes.

Et puis tant mieux si le destin l’emporte,

Certain semeur de mots l'est pour la vie…

Mais qui récolte moins que de l’envie!

*

Quand l'esprit d'allure vertigineuse,

Fait dans l'ombre une clarté généreuse.

C'est mille fois mieux que de la lumière!

Bien que condamné à vivre éphémère;

De poète né sous bombardements:

Il sera prince des chambardements!

 

RHD

 


01/05/2018
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MEDITATION

 

Ce qui est vu grand est suprême d’alternance:

Les contraires s'accordant en leur influence.

Ceux-là font comme autant dans le ciel et sous terre:

Le chaud et le froid, jour ou nuit, été hiver…

Vision de l’homme, est principe en sa conduite:

De prophète en loi foi, nait doctrine susdite.

D’idéal confucianiste héréditaire,

Jouant encor le rôle d’intermédiaire,

Se voient au livre sacré des mutations,

Métaphoriques en leur formulation:

Des lignes ointes et de savants diagrammes

Que le sage voit superposés en trigrammes.

L’être né de formation dans l’univers,

Subsiste à la dissolution de l’éther;

Si celui-là vit sans dépérir, ni vieillir:

Il est solide et convergera sans faillir!

Force d'amour, brave rudesse malhabile,

D’union qui par la femme s’offre fragile…

Si la vision montre par une autre image,

Hors de l’ordre naturel, c'est une autre page!

Dans l’éternité concordante du perçu,

La Terre fait centre transcendant par l'influx…

Mais l’état du désir contemple son transfert;

Dans l’obscur, l’immense s'assombrit de mystère.

 

RHD

 


30/04/2018
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"BIDON-VILLE"

 

 

Le lieu où ils sont nés n’est pas un sanctuaire,

C’est moins qu'un dépotoir d’ordures :

Un estuaire…

Pour fleuve diamantaire de déchets organiques,

Lave-corps puant pour balbuzards:

Éclectiques.

Phénomène inversé ; gouttes d’eau mêle-feux

À la poudre d’escampette des humains:

Des suiffeux …

Dans ce contenant misérable et un peu nase,

S’éteint, celle qui en fait déborder:

La vase…

L'on s’y voit ver escaladant les détritus…

D'un paysage à couteaux tirés:

Très pointus…

Où les coups-de-poing sont innés d’un monde à chier

Des Culs d’or cousus … Que des Sans-papiers:

Crèvent à torcher…

Société ! Groupe où la coupe est nauséabonde,

Sais-tu que mon peuple va bientôt te coucher:

Par la bonde ?

 

RHD

 


10/02/2018
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Clin d'Œil (poèsie moderne)

wink

 

Campé à l'avant d'un bateau mouche tout blanc:

Savourant un savant croque bouche troublant,

Je regarde les nues qui naviguent sans voile,

Véliplanchistes nues mises au banc d'une étoile...

Juste avant qu'accoster la cité de Gonzague,

Où je suis né tel un Arthur à l'Âme vague…

Un héron au dos rond cligne un œil ingénu,

Comme approuvant, mais sourd mon regard entendu.

Tout prêt de chavirer mon cœur est batelé…

Ce soir, c'est sûr, je ne verrai pas la télé!

RHD

 


25/01/2018
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Divinité (poèsie)

 

 

 

S'il est une vaste question que se posent les poètes, c'est bien celle des origines.

 

D'où venons-nous? Qui sommes-nous?  Et, par-delà la matière: d'où vient notre âme, si tant est que nous en avons une? Sommes-nous à l'image d'un éventuel microcosme divin, ou rien mieux qu'aléatoire alchimie directement issue de l'atome ?

 

Au commencement absolu fut l'invisible;

Aucun nom, aucune chose qui soit sensible;

Mais lorsque se dévoila le vide sans norme:

Le rideau s'ouvrit sur une entité sans forme.

 

L'Esprit but à la source de l’univers,

Il est venu d’un loin point noir du néant,

Habiter Gaïa quand l'astre exubérant:

Mit au monde notre destin embryonnaire…

 

L’indiscernable est indicible lumière:

Voici celui qui crée un Ciel sur la Terre!

Divinité née du val de Lao-Tseu?

Es-tu la vie, le yin, le yang, ou l’eau dans le feu?

 

RHD

 

 


17/01/2018
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CONTRESENS

 

 

 

Ton train me cache d'un autre

Tu le crois né bon apôtre

Mais il t’entraîne par désappris

Hors du voyage dans son esprit.

 

* 

 

Quand le rêve est en vacances

Douce princesse est partance

Car l'absence nuit l'autre délit

Qui se vautre la nuit dans mon lit

  

Lors 

 

Je m'habille en misérable

D'un sentiment vulnérable

Puis babille et franchis la barrière

Bitumée, d'improbables routières

 

  

Mais je déraille et chavire

Sur le ballast du pire

Figé face à tant de contresens

Qui trop frôlent mon cap d'espérance  

 

* 

 

Ce train me cache d'un autre...

Tu me voudrais bon apôtre

Mais ne suis que mensonge incertain

Mis à nu: comme accroche chagrin

 

RHD

 

 

 

 


09/01/2018
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