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RECUEIL DE POEMES (en tous genres)


ENTITÈS ORDINAIRES

 

 

 

 

  Par leurs dessins de plume, se tracent des destins mystérieux.

Tandis que des tableaux font image, pour de biens étranges dieux.

 

*

 

Sur le parchemin de nos vies, l’encre bleu-ciel

Décrit des chemins de maux, d’envies et de miel:

Des abeilles sont venues du sillage haut des nues;

Près la source inconnue, un peintre les pose ingénues.

  

Habillé par la soie d’un honneur utopique:

Un faiseur de richesses prose allégorique,

Par la voix d'un symbole s'exprimant avec redondance,

Au plus près d'une corne d'or, de mythique abondance.

   

En mendiant philologue, je me suis assis philosophe,

Sur le tronc interlope d'un ressentiment anastrophe.

Et là, posant sous le regard las d'un entoilé seigneur,

J’ai oublié des blessures, étiolées dans mon cœur.

  

Riche de mon infortune et en cette aberrance,

Un artiste broyait les pigments de mon essence:

Signets d'un peintre, pour entités ordinaires,

Qui fixaient imaginaires, de secrètes lumières…

 

RHD

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


28/11/2017
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Femme... (octosyllabe)

 

J’aimerais tant vivre mon rêve,

Avant que mon tour ne s’achève.

Avant la chance desservie…

J’aimerais rencontrer ma vie…

 

Mais l'amour fait triste destin,

Quand l’orage le rend chagrin,

Mouillant mes yeux, rompant ton charme,

Le ciel m’efface, il me désarme.

 

Lors, si je perds tout du combat,

Mon éthique en ploie sous le bât !

Sans l’épique de ce qui fuse,

Plus de merveille, plus de Muse.

 

Or je te sublime ô ma Femme,

Quand tu réanimes ma flamme.

Magnificence en l’exutoire,

Tu nais de force absolutoire.

 

De mes péchés spirituels…

Te voici l'Archange éternel.

Ô ma Gardienne, ô ma suprême,

Délivre-moi de l’anathème.

 

Par Dieu ma belle conquérante

Contre tous démons je te chante,

Archange-fée ô magnanime:

Tu connais bien ce qui m'anime:

 

Un cœur d'’homme né troubadour,

Qui bat comme un chagrin d’Amour…

Dans ce premier bonheur du jour:

Qui tendre est né pour mon secours...

 

Ô femme...

 

Toi qui souffles sur mes nuages,

Pour dévoiler d’autres mirages,

Marcherais-tu dans mes déserts

Suivant mes pieds nus syllabaires?

 

Entendrais-tu si bien aussi,

Tous ces mots bleus que j’associe,

Coloriant la belle image,

Que je peins pour te rendre hommage?

 

Je te sens prête à partager,

Jusqu’à ne rien d’autre penser,

Que même regard même idée,

Qui ferait naître l’orchidée…

 

Alors, femme:

 

Si d’aventure c’est cela,

Qui ouvre ton cœur et tes bras,

Ce soir tu banaliseras,

L'énigme de Mona Lisa.

 

RHD

 


19/10/2017
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HIER ENCORE

 

Hier encore elle était belle!

Elle ne pensait qu'à s'amuser...

On a voulu s'occuper d'elle;

Ils ont voulu la déniaiser...

 

Lointain pays de mon enfance,

De guerre: brûlé défiguré!

Nous avions connu la souffrance;

Nos fiancées savaient pleurer...

 

Hier encore, elle était belle!

Mais elle dansait à s'épuiser...

Un monstre hurlait des décibels;

Les filles ne savent plus rêver...

 

Au temps jadis de nos grand-mères,

On emmenait les filles danser,

Sous les lampions, dans la lumière,

On apprenait, à s'aimer…

 

Dans la suavité d'un tango,

Nos corps jouaient à s'épouser;

Puis la fraîcheur d'un diabolo,

Éclaboussait, nos joues rosées...

 

Hier encore, elle était belle!

Puis elle est tombée sur le pré;

Des ombres assurèrent un cocktail

Mais elle ne s'est pas relevée...

 

Hier encore, elle était belle!

Et puis ses yeux ont chaviré...

L'aube éveillait une hirondelle...

Une fille s'endormit, à jamais...

 

RHD

 


17/10/2017
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Juste Quelqu'un de Bien... (Hendécasyllabe)

Si certains sont certains de leurs certitudes

J’ose l’affirmer, je ne suis sûr de rien!

Ma vie crucifie trop mes exactitudes

Édulcorant ce monde épicurien.

Ma quête accroche à un chariot d’étoiles

Mon ciel est une page d’éphémérides

Mon bateau ivre a trop déchiré ses voiles

Ma poésie non lyrique en est l'hybride…

Pour me lire il faut pénétrer mes visages

Et pour me comprendre, inverser mes miroirs

Déguster tous les sucs cachés en images

Pour me conduire, il faut suivre mon chemin

Ignorer mes ronces, marcher dans mes soirs

Être un humain…Ou juste quelque'un de bien.

 

RHD

 


11/10/2017
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Poème Polisson

LA LUXURE.

.

Dans mon esprit volettent des papillons roses ;

Mystérieux Elfes déshabillés de leurs mots roses,

Désirs providence, j’irai ce soir les lutiner

Pour le stupre, en une symphonie mordorée.

Puis je sacrerai feu l’hiver, sous son manteau glacé,

Pour m’enivrer sucré de prémices sublimés.

Sur des corps stalagmites pointés et durs

Je mouillerai mes ardeurs à la source mature.

Côtoyant des nues blondes au désir ardent,

Avec d’autres idées je chevaucherai le vent ;

Dans un flot de stratus elles s’accoupleront...

Des oiseaux paniqués les accompagneront.

Mes désirs synergiques caresseront des Mages,

Qui enchanteront l'azur accommodant mon voyage.

Ils réaliseront le rêve qui me rend heureux.

Et le chant nouveau qui me fait amoureux.

Comme on aime la femme, déesse des hier,

Entre ciel et fesse, nous survivrons millénaires.

Mains sur la mappemonde des amours tendres,

Corps et âme en brûlerons leurs cendres.

Alors que pour mon saoul en amant piètre,

Je boirai en vos calices un nectar de bien-être.

Pour savourer la sève qui coule grivoise,

Ça et là j’embrasserai des framboises.

D’autres amantes prépareront leurs sortilèges.

L’aube secrète fera l’apogée des nuits florilèges.

Joaillières, vous sertirez des perles nacrées :

Apologie de germinal et ses fièvres sucrées.

Apostasie des elfes à la gloire de Vénus !

Consacrée petite mort sur le Mont Phallus !

Gloire à Gaïa! Et louange aux bonnes liaisons...

En sacrant nos raisons nous sublimons des saisons !

Les femmes et les hommes ne sauraient s'en dérober ;

L’hymne avocate fait la gloire des êtres enrobés...

Notre dieu regarde là où ses gens ont failli,

Ses colères en jugeront, face contre mépris.

Du sable plein les yeux je courberai demain la dune.

Mon roseau ne pensant rien se pliera sans amertume.

Si la sterne colporte l’eau de la mer dans ses paquets,

En empruntant le sel d’unions réduites aux acquêts,

J’écumerai tant qu’il se peut demain d’autres jupons

Pour qu’ici s’éclaire encore la nuit des fripons.

Ces Dames en vague à l’âme se languiront peut-être

Tandis qu’ailleurs nous ferons d’autres quêtes.

Mais même si les ans vilains se plaisent à me torturer :

Qu’importe leur raison, la mienne est de durer!

 

RHD

 

 


06/10/2017
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La Jeune Femme aux Fleurs (Métrique de 13 pieds)

 

 

 

 

 

 

 

  

Délicates beautés: ces pétales pour un temps,

Vous font fraîche et belle, dans l’aurore du printemps:

L'or c’est de vôtre abondance exquisément sucrée,

Que la toile en vibrance est féminin parfumé.

  

Voici la Dame insupportablement sensuelle:

Étoile d’âme anéantissement éternel;

Soleil et terre pour des amours qui sont unis:

Offrant un doux bouquet de sentiments infinis.

  

Le visage émouvant, sous la douce capeline:

Nez en l’air, tu triomphes ô essence divine,

Par le charme voilé de ton sein parmi des roses,

Cité sous le seing généreux, du maître des choses.

 

Et mon regard se perd, il se noie, épris confus.

Passion qui fait joie en chakras d’esprits repus.

Fol d’amour, se perd l'homme amoureux jusqu'à vos pleurs:

À la folie: il sublime la femme et ses fleurs!

RHD

 

   

 

 


25/09/2017
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LA MAIN PROMISE

( hendécasyllabe genre Sonnet )

  

Ce n’est que main aux promesses anodines

Qui caresse la foi d’âmes gourgandines

Et belle importante dans le geste verbe

Pétrit quelques amours qui ne foulent qu’herbe.

 

 

Chevalier de la lune comme un Phébus

Désarme son cœur par amour sinon plus

Je fais de nos maux quelques mots de tendresse

Couvant la Dame d’une main qui caresse.

 

 

Apollon a saisi sa harpe magique

Sous ses doigts des cordes-aveux magnifiques

Composent dans l'air le souffle qui nous grise.

 

  

Et pour que douce luxure s'éternise :

Par foi des amours dés couchés dans le vent

Nos baisers suspendus s’entendent longtemps…

RHD

 

 

 

 

 


23/09/2017
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La Maison De Mon Enfance

 

 

Dans la soie veloutée d'un long rêve bleuté,

Au long temps passé de mon âme d’aujourd’hui:

Une maison sous ciel de jaspe tourmenté,

Se dessine en mes doux souvenirs reconduits.

 

Belle image aquarelle dont les volets clos:

Paupières jalouses pour un masque de pierre,

Abritant le mystère d'un amour falot,

Quand la pourpre jaillissait des roses trémières...

 

Pour me souvenir de ce bonheur qui musarde:

Là, parmi les lierres qui font du porte-à-porte;

Pour secret emmuré au cœur d'une lézarde:

Nous avions caché l’instant gravé à l’eau forte.

 

Blottis là haut parmi le foin du vieux grenier,

Mains enfouies dans ta chevelure divine:

Sur tes lèvres sucrées j’ai posé un baiser;

Au goût d'enfance... Au goût de toi... jolie cousine ...

 

Si le temps cisèle encore na tendre fresque;

IL colore mes murs de terre-d'ombre grise,

Quand sous l’or avancé de l’astre romanesque

Le ciel bleu fuit la mémoire qui s’éternise…

 

A présent je vis loin du berceau de ces lieux

Mais quand l’automne s’effeuille souvenance

Il m’arrive pour dessiner des jours heureux:

D'évoquer la douce maison de mon enfance.

RHD

 


20/09/2017
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Naïade (la)

 

Juste pour info... ce poème me fut inspiré lors d'une exposition de tableaux et plus précisément d'une huile sur toile....

 

 

(Photo de la toile) 

 

 

 

 

À l’heure où le char de Phoebus atteint le crépuscule

À l’instant ou s’embrase un ouest à l’azur incrédule

Tentant percer l’acier ridé d’un lac au bleu indécent

J’ai vu comme une étoile sombrant une Dame d’argent

 

 

Laissant par-dessus haut sa métaphorique lumière

La belle en tritonienne Athéna glissait funeste prière

Déesse outremer qu’assaillent des Dioscures aquatiques

Gracieuse en majesté violée dans la clarté achromatique

 

 

Sensuelle tragédie dans une eau qui s’est incarnée

Comme si guerre aux essences divines fut déclarée

Sur une toile au sein même d’un temple de Neptune

L’artiste crée des demi dieux pour féconder la lune

 

 

Pictural ballet d’aphorisme térébenthine

Qui troque plume contre soie de martre libertine

Puis colore ma pensée éprise d’une claire Dame

Pour dépeindre en tableau vibrant la naïade et son âme

RHD

 

 

 

 

 


12/09/2017
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La Rivière Souterraine

 

 

 

Fille tombée des nues d’océans délavés

Entrée par la porte d’un monde enraciné

Nourrice en secret d’un grand jardin magnifique

Bouillonnante, caresse d’antre féerique.

 

Elle offre son sang à la terre pour ta vie

Tu la vois belle Dame en fuyante égérie

Son reflet bleu mire celui vert d’autres charmes

Tu la bois de tes yeux, comme on fête une femme.

  

Baigné bleu, tu es là dans son corps, qui déclames

Des écris vains pour reflet d’un tourbillon d’âmes

La belle est précieuse à des veines d’argile

Sereine et furieuse en sa fraîcheur gracile.

 

 

Sa vie exulte l’autre monde où tout chatoie

Prête en son eau claire à faire jaillir la joie

Son mouvement crescendo théâtre l’épique

Juste avant l’apothéose… dans un à-pic!

 RHD

 


11/09/2017
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Le poids des conséquences.

Ouverte par l'esprit perceptif de tout être,
Il y a forcément mieux qu'une image offerte...
Une fenêtre donnant jour sur le paraître:
Tel la probité... qui s'observe découverte.

 

 

Dans les pays bleutés de ma pensée humaine,
Fleurissent des jardins peuplés myosotis.
Leurs yeux joyeux regardent vers mon ciel amène,
 Quand les anges dieux amoureux s'en divertissent.

 

 

Hors propos du grand bêtisier de l'univers:
Sans lune il n'est rien d'astre qui fasse équilibre.
Ce qui vient du canon révolver à l'envers,
N'apporte la mort qu’à ceux qui mal la calibrent.

 

 

Ceux-là diront pour qui se pense à son jeune âge,
victime adepte du désœuvrement en tout,
Qu'il est forcément lourd comme un fardeau bagage,
Sur d'autres dos déjà voûtés qui sont dessous.

 

 

Pauvre quelque-chose de quelqu'un, pour ajour,
La Juste Lumière, qui se mire béate,
Dedans sa propre source, au lever du toujours:
  Nourrira l'amour sang de leurs cœurs écarlates.

 

 

 

RHD


26/03/2017
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"Pièce" d'Identité?

 

Notre identité sociale est indivise :

De notre parole écrite elle est devise.

Formule représentante de pensée,

Valeur et symbole… personnalisés.

Les sentiments sont sa règle de conduite,

Sa morale appliquée n’a rien de fortuite:

Vivons pour tout un peuple ou une personne!

L’idéalisme pour mortier les maçonne,

Et les transforme, comme tel un artiste,

Qui devant sa sculpture, en agenouilliste,

La modèle, et la contemple : amoureux,

En bel acteur, créateur et généreux,

Comme nous, responsable du sens donné…

 

A la vérité, puisque tout est inné…

 

Quand les pensées négatives se transforment :

De celles positives, la vie prend forme.

 

¤

 

Prenons-nous en main, oublions le chemin!

Transfigurés, nous lirons le parchemin,

Bateau à encre… ancré par des scribes-dieux…

L’esprit ténu et l’acte vérécondieux,

Nous aidant à nous trouver pour méditer,

Puis partager… la faculté d’intuiter.

Dans la bonne représentation mentale,

Abrogeons la dérive comportementale.

Épanouis, allons trouver l’âme sœur.

Apprenons à faire l’amour guérisseur.

Toutes différences seront acceptées,

Dans la sérénité sans plus d’exceptées…

 

Et alors :

 

Nos couples iront cueillir la fleur merveilleuse

Dans le cœur d’une marguerite effeuilleuse.

RHD


27/02/2017
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Affleure de cœur… Pour garde-fou ?

 

L'on vit souvent comme un poème invoquant l'autre à paraître,

Des univers extérieurs emportant loin la conscience,

Par-delà la Grande Ourse, course en paradis omniscience.

Fataliste…

 

L'anecdote dote ma peau à la pauvre existence,

Enrichie de télex qui se perdent en leur source:

Antidotes  agonisantes, de mes amours mourantes...

Formaliste pourtant... Al dente

 

Sémantique systématique autant qu'envers les guerres:

L'idéologie onirique peinte en vert ne me sert plus guère,

Qu'à guinder quelque érotisme dans mon humour perdant.

 

 

Mon cœur vit cela en affleure,

Sous le fil froid d’un affileur.

Nourri de l’eau bleue qui l’enivre :

Il n’a que faire d'autres vivres.

Gavé d’amour coupé d’ivresse ;

D’âme en folie, faite allégresse …

Comme ivres sont les fleurs:

À fleur de vie il est couleur.

Pigment qui s'égaie en page-livre,

Encré mot piment il délivre

De l’amour fou mis à l’honneur,

Sur des vélins papier-bonheur…

 

Rebondissant par métaphore.

Rhétorique d’après l’aurore.

Il  se confond en chaud soleil

Astre bien né d’amour vermeil.

Alors qu’or et agent s’y fondent :

Basiques clés d’amour facondes…

 

Bien évidemment:

 

 

Quand l’âge séduit pour qui l’implore

L’éloquence peut nous ravir le corps… !

On se laisse faire, car on est tolérant

De l’effet nul d'un bémol inopérant

Sur les rides… de nos ans blancs.

Sinon que peut être… finalement,

Pour le cas précis qui nous délivre :

L’amour garderait fou notre cœur ivre

D'un sentiment écrit à un autre pensé:

 

Alambiqué…

 

Traçant un chemin qui nous accroche au verre intemporel

Nos écrits éclatés noircissent au feu des pages froissées.

Vers et citations mêlés, distillés comme gouttes égouttées.

 

Èternelles…

RHD


15/02/2017
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Beauté Ancestrale

Admirable vision... Ciselée comme jaspe,

Ses cheveux d'or soyeux semblent tirés d'aspe;

L’illusion fait allusion à une autre optique…

Par agnosticisme, non par erreur agnosique!

 

Mais ses paupières aux souffrantes larmes moroses,

Abreuvent comme fontaine pour soudes roses.

 

Belle éplorée évadée d'une nuit ancestrale:

Beauté lotus, éblouissante sous l'ondée pastorale:

Dans le moutonnement dévoré des brumes mauves,

J'irai quérir pour toi le veau doré aux yeux fauves.

 

Irrationnellement exquise, ô verte Déesse,

Dans ta celtique forêt, es-tu bougresse?

Descendante de la Dame Bleue De Sénart,

Ou bien l'étrange transmutation du bel Art?

 

L'éclatante beauté Océane de la perle Marine

Reste pétrifiée comme délicate Alexandrine!

Es-tu séditieuse Sapho aux allures féeriques...

Ou impressionniste à la parure allégorique?

 

De délicate effigie, ton visage se fait trompeur:

Il est dédaigneux du décor et de sa douce torpeur.

Ne cacherais-tu pas quelque autre contradiction?

Comme Diablesse... ou bien Ange de bénédiction?

 

Ton corps n'est pas humain! car il est transfert;

Tu n’es qu'une entité! venue d'une autre sphère…

RHD


12/02/2017
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Asymbolie

 

 

Ici

Tout est pur

Dans mon monde aussi

Ma vision symbolique est nature

Miroir beau miroir: dis-moi si je suis

Reflet d’une onde ou valeur incongrue?

Ma vie se fond sur fond noir comme suie

S’efface comme essuie passagère inconnue

Le corps nu sculptural s’intercale sur ma face

S’argente l’étamage sans dédain malsain l’étain

Inconscient j’ausculte ma conscience qui s’efface

Entre science et âme, cartésien mon esprit devient

Alors, l’image en marge des arts faces, s’humanise

Elle jaillit, artésienne et fluide sur son rectangle noir

Tandis que ma vision, placide et sans âge, s’éternise

Et que mon cadre de vie, me renvoie libre, dérisoire

J’ignore ce qu'est dieu: car ce que voient mes yeux

N’est que l’estampille d’un art sans objet, un ester

Carbochimie d’un cycle écrit sous un rai lumineux

Estampe en bas-relief, assis sur un socle acrotère

Je perds séant l’alpha numérisation du symbole

Le cœur de mes mots méconnait l’asystolie

Asymétrie ovoïde issue d’une parabole

Toute forme d’embellie est embolie !

Mes artères en sont durcies

Bon-sang de chimères !

Pensées aussi

Amères.

 

RHD


12/01/2017
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