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Une colonne de brouillard

Autrement conséquente, la nouvelle action de téléportation qu'avaient entrepris le couple dieu n’était pas sans risques!

– Mon aimée, tu n'ignores pas que nous nous apprêtons à faire là une expérience qui n’est pas exempte de danger, lui avait rappelé une dernière fois Néphysthéo.

– Je le sais en effet, mais j’ai grande confiance en cet appel. Je crois pouvoir penser que nous aurons certainement à accomplir sur cette planète une grande mission et que notre amour en sortira grandit. Ainsi mon chéri: c'est ensemble que nous allons donc gravir cette première marche de l’escalier qui mène à l'estime de notre Suprême dans sa propre lumière. C'est donc dans l'unisson de ce corolaire, que nos forces et notre amour, soudés tant par le concept charnel que par celui spirituel, feront que tu toucheras du doigt ce que j’ai souvent côtoyé dans mes voyages extatiques. Tu sauras à ton tour qu'ils font partie de ces vérités apodictiques, dont la connaissance fut réservée jusque-là à des dieux maîtres galactiques tels que l'est Junyather, mais qui me sont néanmoins devenus accessibles. Et ces notions de l'absolue raison d'être, mon cher mari, nous les partagerons cette fois ensemble. Afin que la Volonté Suprême soit faite ici même. Par La Lumière des Justes: nous irons beaucoup plus loin de l’autre côté du réel humain. Nous existerons alors pleinement dans cet espace potentiel qui est aussi à présent le nôtre.

– Soit ma chérie, faisons comme tu l’entends, puisque tel est semble-t-il la raison attachée à ta vie comme probablement, à celle qui désormais pour toi m'anime. Et plus particulièrement aussi, il m'est venu la certitude d'un lien devoir de service spirituel qui nous échoit, en tant que membres actifs dans la déité…

 

   Alors de nouveau, ils s’étreignirent à s'en presque rompre les os, tandis que leur aura respective se mêlait lentement à l’autre. Et cela se révélant dans un même phénomène évoluant doucement vers la transcendance très supérieure qui, par ce crescendo, éclaboussait d'une lumière de plus en plus éblouissante deux silhouettes n'en faisant finalement qu'une. Puis ils disparurent d'un coup. L'on aurait dit qu'ils étaient comme dilués par  l'étrangeté de la langue de feu très blanche qui avait soudain jailli. Bientôt, il ne resta guère à leur place qu'une colonne de brouillard s'étirant vers le ciel, puis la vision passa à l'opaque très dense, avant de se diluer peu à peu. Montrant l'aspect d'un effilochage de plus en plus ténu. Jusqu'à ce que cela disparaisse à son tour… tel l'image effondrée d'avant-translation de sa propre  évanescence …

 



06/04/2017
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