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À chaque jour qui passe... Dans l'espace, son temps est incertain. (début du chapitre 92)

      Beaucoup d'années sur la terre se sont écoulées… dans l’expectative du retour qui s’attendait de Morganie, Gabryel, Néphysthéo et Erzeré-Gabryel…

Et dans ce futur installé… s'il peut sembler qu'à quatre-vingt ans passés, beaucoup des humains en bonne santé peuvent espérer vivre encore longtemps. En revanche, Lucien s'était étiolé. Les nombreuses séances de magnétisation des eaux, qu'il avait consenties pour servir ses semblables, en leur faisant don de sa propre énergie salvatrice, avaient précipité cet épuisement physique…

Certes, l'œuvre avait pris tellement d'ampleur, que le processus s'était peu à peu transformé en une véritable résilience écologique. Chaque parcelle de verdure, qui était gagnée sur le gâchis des générations passées, pouvait se traduire à présent par l'espoir d'une guérison possible du second "poumon de la terre" après celui de la mer... Cela contribuant grandement à réactiver l’écosystème. Les eaux se remettaient quant à elles d'une autre pollution. Et ce, depuis que les rejets industriels avaient enfin été totalement maîtrisés. Économie et recyclage obligent!

S'encourageant de cela, la déesse Maria-Luce, qui était assistée de sa mère, avait étendu le même processus de double action au monde entier. Faisant si bien que le phénomène d'autodestruction de la planète s'était inversé. L'on pouvait alors considérer que les humains avaient enfin appris à marcher la main dans la main. Quelques-uns agissant à leur tour, exactement comme l'avaient montré Lucien et Maria. Mais beaucoup pourtant, qui naissaient de la dernière génération, ignoraient complètement que l'impulsion de ce renouveau fut donnée par un humble poète: un "pelleteur de nuages!" Comme se plaisaient à le railler les moins avertis d'entre eux. Ils savaient encore moins que celui-là avait été uni à une demi-humaine, fille de la forêt et digne de sa féerie…

Simple tendance peut-être… Ou bien, n'était-ce là qu'une toute nouvelle, mais très généreuse composante de la personnalité individuelle. Quoi qu'il en soit, l'émergence ou la réémergence d'un altruisme qui se partageait (enfin!) semblait prédisposer, ou pousser spontanément l'être intime, à montrer de nouveaux comportements qui étaient aptes à conduire l'humanité vers l'esquisse d'un monde moins approximatif, sinon qu'idéal.

Mais chaque jour qui passe voit aussi sa page blanche peu à peu noircie par l'encre des destinées. L'histoire du pelleteur de nuages touchait à la fin. Les dieux de sa connaissance la savaient écrite dans le grand livre des karmas. Cette sorte de registre, vaguement prédicateur, que le puissant Junyather tenait judicieusement à jour, le modifiant au besoin, en fonction des actes pernicieux d'un certain hasard que nul ne savait contourner. Lucien qui ne l'ignorait pour l'avoir pressenti, gisait à présent sur de la toile usée… Vieux tissu, autrefois vert-de-gris, mais à présent délavé de son "Lit Picot" datant du temps révolu où son arrière-grand-père fut militaire obligé. Entrelacs désuet de coton grossièrement renforcé, cousu comme une bâche et rivé, vaguement tendu, sur son ossature de peuplier et d'acier devenue carrément vétuste.

Ayant eu à subir un autre malaise, le poète s'en était pourtant sorti… Mais il était visiblement exténué. Il avait néanmoins choisi de revenir dans la caverne chargée d'histoire, puisqu'il l'avait autrefois aménagée pour y demeurer le reste de sa vie.

Il s'y trouvait bien: allongé comme il voulait, quand il voulait, et là où il voulait… sur le très vieux lit de camp.

C'est ce qu'il avait choisi de faire, durant les dix derniers jours qui avaient précédé cette nouvelle alerte qu'il avait tenté de minimiser. Mais cette fois c'était du sérieux… Près de lui, la demi-Fée Maria montrait pourtant encore cette belle maturité apparente qui est celle des immortelles… bien qu'elle ne le fut guère d'avantage que son mari... mais elle se sentait encore à l'aise dans son corps; elle s'était donc assise à même la terre battue. Elle lui tenait la main tout en pleurant doucement. Il y avait aussi sa mère: la fée Marie qu'accompagnait sa fille, la déesse Maria-Luce: sœur directe de Maria.

Étaient présents également dans cet autre espace-temps: l'Ange-dieu Gabryel et la déesse Athénéïse, son épouse, ainsi que leur fille la déesse Habygâ, flanquée de l'Ange-dieu Néphysthéo son mari.

L'on n'attendait plus maintenant que la venue du Pacificateur: le puissant Archange dieu photon Erzeré-Gabryel… Retenu de l'autre côté du cosmos, auprès du dieu des ténèbres, avec qui il avait encore à faire au nom du créateur de tout l'univers connu et de sa lumière obtenue...

 

 



17/04/2018
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